L’Épopée artistique de la Trilogie Dragons

Cela fait depuis très longtemps que je devais faire cet article de blog, mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais !

Pour ceux qui me connaissent, je suis une amoureuse de film d’animation et Dragons (How to train your dragon) est l’un de mes préférés. Un chef-d’œuvre qui restera à jamais dans mon cœur. J’ai donc sauté sur l’occasion lorsque le musée Arts Ludique a mis en place l’exposition « L’Épopée artistique de la Trilogie Dragons » — du 11 mai au 23 juin 2019 (oui oui, je suis très en retard !).

« La trilogie Dragons constitue également une production hors norme qui a nécessité plus de 12 ans de travail aux équipes artistiques des films, à partir des premiers crayonnés de recherches de créatures, de personnages et de décors, jusqu’aux peintures numériques finalisées. Certains outils technologiques ont même été inventés spécifiquement pour ces films, afin de repousser les limites de l’animation, notamment pour conférer au vol des dragons des trajectoires vertigineuses. » —  https://artludique.com/dragons.html 

L’histoire de Dragon c’est quoi ? 

L’histoire d’Harold, jeune viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d’un point de vue totalement différent.

Il s’agit d’une épopée grandiose où l’on verra grandir le personnage d’Harold, mais aussi toutes les personnes qui l’entour, ses amis, sa famille, les membres de sa tribu et le dragon qui aura changé leur vie : Krokmou.

Je pense un jour faire un article dédié à cette histoire, mais pour l’heure, je vous laisse simplement avec les innombrables photos que j’ai pu prendre lors de ma visite !

Interview d’une artiste/auteure – Coralie Jubénot

J’ai découvert le travail de Coralie par hasard. Une personne avait retwitté un de ces fanart et je suis tout simplement tombée amoureuse de son style. J’ai été encore plus ravi lorsque j’ai appris qu’elle écrivait également. 

Étant moi-même une artiste/auteure, j’ai voulu l’interviewer pour en apprendre davantage sur elle et vous la faire découvrir. 

C’est parti !

Comment as-tu découvert ton amour pour l’écrire et le dessin ? Et quel est le rapport que tu entretiens avec ces deux passions ? 

Il est très difficile pour moi de m’en souvenir en ce qui concerne le dessin. J’ai commencé à dessiner comme tous les enfants en maternelle. On m’a mis des crayons dans les mains et j’ai dessiné. Quand j’ai grandi, j’ai simplement continué. Il ne s’agissait pas de l’amour fou. Le dessin était surtout un hobby et une manière amusante de passer le temps. Avec les années, cela n’a pas changé, jusqu’à ces dix dernières années où dessiner est devenu à la fois une vraie passion, un besoin viscéral, mais aussi une source de doutes et de remise en question.

Pour l’écriture, je me souviens m’y être mise quand j’avais 9 ans. Je voulais raconter des histoires similaires à celles de mes séries TV préférées, puis à celles de mes livres préférés. Il m’a fallu de longues années pour comprendre que je rêvais d’être publié et de partager mes écrits avec les autres, et encore plus longtemps pour trouver ma voie. Pour moi, rien n’est comparable au plaisir d’écrire et de voir une histoire, mais surtout ses personnages naître et grandir sous mes yeux.

Qui est arrivé en premier ? Le dessin ou l’écriture ? 

Le dessin, puis l’écriture. Le dessin est presque un passage obligé pour les petits. On nous apprend à lire et à écrire, mais rarement à développer notre imagination à l’écrit. C’est dommage.

Quel genre aimes-tu écrire et lire ?

Je n’écris que de la fantasy. J’aime inventer des mondes, des créatures et repousser les limites de mon imagination. Je lis surtout de la fantasy, mais j’essaie fortement de me diversifier récemment. Je lis donc de plus en plus de fictions historiques. J’ai réalisé que l’inspiration dont j’avais besoin pour améliorer mes histoires n’appartenait pas exclusivement à un genre, mais parfois à tous.

Concernant tes illustrations, comment qualifierais-tu ton style ? 

C’est toujours difficile pour moi de qualifier mon style, car il y a ce que je dessine volontairement, ce que mon cerveau et ma main acceptent de dessiner, et ce que je voudrais dessiner sans jamais y parvenir. Est-ce que ça a du sens ???

Pour sûr, mon style est semi-réaliste. Je ne cherche pas à faire du réalisme, mais j’ai appris à dessiner en copiant des photos pendant des années. Naturellement, quand je dessine, une partie de moi cherche à suivre cette formation, à respecter les proportions et les formes.

Comme je te suis sur Twitter, je sais que tu traverses actuellement une période difficile en termes de création (surtout lié au dessin si je ne m’abuse). Souhaites-tu en parler ? Les blocages artistiques font partie de l’aventure malheureusement (j’en ai connu un moi-même qui a été très long).

J’en parle très fréquemment parce que pour un artiste, se retrouver fasse à une toile blanche sans savoir quoi faire ou même s’il est capable de faire quoi que ce soit est frustrant et décourageant. Cela fait environ trois ans que mes problèmes ont débutés, d’abord avec des questions telles que « Est-ce que ce que je fais sert à quelque chose ? » Puis l’inspiration a commencé à se faire plus rare, avec le sentiment de ne plus progresser, de n’avoir plus rien à offrir. Ces derniers mois, ces sentiments n’ont fait que grandir et c’est parfois la croix et la bannière pour parvenir à dessiner quelque chose qui me plait. C’est d’autant plus compliqué quand mon incapacité à dessiner se mêle à la dépression et la solitude.

En lien avec la question précédente, quel est ton rapport avec les réseaux sociaux ? 

C’est un rapport d’amour et de haine. Les réseaux sociaux m’ont permis de faire du dessin mon métier, de découvrir et discuté avec de nombreux artistes et écrivains à travers le monde. Mais c’est aussi un lieu où on peut se sentir très seul, avec la sensation de disparaître dans la masse, surtout quand on a de moins en moins de choses à partager.

Quel matériel/logiciel utilises-tu pour créer tes magnifiques illustrations ? 

Magnifiques ? Merci !

Je dessine sur Photoshop depuis des années, et depuis quelques mois aussi sur Procreate. Puisque je passe de l’un à l’autre selon mes besoins, j’utilise soit une Intuos Pro sur mon ordinateur, soit mon iPad pro.

Numérique ou traditionnel ? J’imagine que tu as une préférence pour le numérique, mais fais-tu également des illustrations traditionnelles ? 

J’ai longtemps dessiné uniquement sur papier, ou sur des toiles (ou les murs de ma chambre quand j’étais ado). Mais depuis 2012, je ne fais que du numérique. Il est bon de dessiner sans s’inquiéter de ruiner une feuille avec une gomme ou un coup de crayon trop appuyé. Je joue la carte de la sécurité.

Vis-tu de ton art ? Si oui, comment ? As-tu suivi un cursus scolaire adapté ou les choses se sont-elles faites autrement ? 

Depuis plusieurs années, je ne vis que de mes commandes de dessins. J’offre mes services aux particuliers, mais aussi aux pros.

En ce qui concerne le cursus scolaire, il n’y en a aucun. J’ai appris seule à la maison sans jamais me dire que j’en ferai un jour mon métier. Ça ne m’intéressait pas d’ailleurs. Les choses se sont faites naturellement après avoir réalisé qu’avec mes qualifications inexistantes, c’était ça où continuer mon job de femme de ménage. Le choix a vite été fait.

As-tu des projets en cours que tu aimerais partager avec nous ? 

Oui ! Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je travaille depuis un an à l’écriture d’un roman. Pour le moment, je ne peux pas dire grand-chose à ce sujet, mais je partage régulièrement des portraits de mes personnages sur internet. C’est un roman de dark fantasy avec une histoire d’amitié et d’amour. Un vrai challenge.

As-tu d’autres hobbies en dehors du dessin et de l’écriture qui te fait du bien au quotidien ? 

Je joue aux jeux vidéo depuis que je suis petite. S’il existe bien une façon de s’immerger complètement dans une histoire et d’y participer, c’est bien celle-là. Et puis, depuis 2 ans, j’apprends le violon. J’ai toujours voulu apprendre à jouer de la musique, mais ce n’était pas possible jusque très récemment. Donc je réalise là un autre rêve de gosse.

Quelles sont tes inspirations dans la vie ? Tes auteur(e)s et artistes préférés ? 

Mes goûts changent tous les quatre matins, mais les personnages et leurs émotions, leur histoire, voilà ce qui m’inspire, que ce soit pour le dessin ou l’écriture.

C.S. Pacat, Susan Dennard et Gabriel García Márquez sont des auteurs qui, ces dernières années, m’ont ramené à l’écriture et qui me donnent envie de me surpasser. Pour les artistes, je suis une grande fan de Hamlet Machine et Nesskain. J’ai appris tellement en admirant leurs œuvres.

Je suis fan des citations et de ce qu’elles m’apportent. Aurais-tu une citation inspirante à nous partager ?

Puisque j’écris de la Fantasy, j’aime beaucoup cette citation de C.S. Lewis « You can make anything by writing. »

Un petit mot pour les artistes/auteur(e)s qui nous lisent ?

Une chose toute simple : oubliez les règles et faites-vous plaisir. Personne ne doit décider pour vous ce que vous devez dessiner ou écrire, et encore moins comment vous devez le faire.  

Un petit mot pour la fin ?

Merci, tout simplement !

J’espère que cet interview vous aura plu et qu’il vous aura permis de découvrir une artiste aux multiples talents !

La retrouver : Twitter
Ko-Fi

Interview – Anélie Hart et Male Mundi

Aujourd’hui, je vous fais découvrir Anélie Hart, une auteure auto-publiée qui travaille actuellement sur sa série littéraire, Male Mundi. Comme vous l’aurez peut-être remarqué, je n’interview que des personnes dont j’apprécie le travail et que j’adore, c’est pourquoi je me suis naturellement tournée vers elle pour cet interview.

Sans plus attendre, je vous laisse la découvrir !

Anélie Hart est-il ton vrai nom ou un nom de plume ? S’il s’agit d’un pseudo, peux-tu nous parler de sa signification ? Et pourquoi avoir choisi un nom de plume ? 

Anélie Hart est mon nom de plume. J’ai décidé de séparer ma vie privée de ma vie d’auteure. Je trouvais cela plus simple à gérer de cette façon. Bien entendu, mon identité n’est pas non plus secrète mais je préfère ne pas la communiquer. Quant à sa signification, je me suis amusée à faire une sorte d’anagramme de mon véritable nom. Au final, je trouve que cela sonne plutôt bien, non ?

D’où te vient cette passion d’écrire ?

J’ai toujours aimé écrire et m’inventer des histoires, y compris le soir en m’endormant. C’est naturellement que je me suis mise aux forums RPG, histoire de développer des personnages que j’ai inventé, et de les voir évoluer. Puis, j’ai décidé de me mettre à écrire une véritable histoire, un roman duquel je ne serais plus dépendante d’une autre personne.

Parle-nous de ton roman Male Mundi, Tome 1. 

Le Tome 1 de Male Mundi prend place en 2018, au cœur de Rome. On est plongé dans un monde surnaturel dans lequel tente de cohabiter difficilement vampires, lycanthropes et sorciers. La paix est fragile, et les tensions ne vont faire que s’accroître quand une nouvelle menace s’abat sur le Monde Caché. Les cinq protagonistes principaux vont devoir lutter ensemble pour contrer cette menace, mais aussi se battre contre leurs propres démons. Certains y arriveront mieux que d’autres.

Comment est né ton roman Male Mundi ? Quelles ont été tes inspirations ? Pourquoi avoir choisi l’Italie comme place de l’intrigue ?

Comme je le disais, j’ai participé à une époque à des forums RPG. Il y a six ans de cela, mon copain et moi avions créé un forum totalement imaginé. Quatre ans plus tard, j’ai décidé de me replonger dans ce monde, de me l’accaparer et de le remodeler de sorte qu’en naisse Male Mundi. Les personnages ne sont plus les mêmes, les ennemis non plus tout comme l’univers qui a bien changé. Mais c’est ce qui m’a inspiré. Ensuite, si j’ai choisi l’Italie, c’est pour une raison toute simple. J’en avais marre de voir les grandes sagas se dérouler aux USA ou en Angleterre. J’ai décidé d’innover, et j’avais toujours rêvé de découvrir Rome. D’ailleurs, j’y suis allée l’été dernier. Il me fut étrange de marcher dans les pas des personnages de Male Mundi, mais j’en sors avec plus d’influence encore.

En dehors de cette série prometteuse, as-tu d’autres projets en cours ? Souhaites-tu en parler ? 

Oui et non. Pour l’instant, j’aimerai me contenter de cet univers, de l’exploiter autant que possible. J’ai pour projet une trilogie qui fera suite à celle-ci, mais une dizaine d’années plus tard. J’aimerais également écrire un livre sur le passé des Aînés ainsi qu’un du point du vue d’un des personnages principaux. Mais je vous garde bien de qui il pourrait s’agir.

Nous avons tous des rêves et des aspirations. Rêverais-tu un jour de vivre de l’écriture ou s’agit-il pour toi d’une quête impossible (ou qui ne t’intéresse pas) ?

Si je pouvais en vivre, ce serait vraiment parfait, non ? Mais pour l’instant, il s’agit plus d’une passion. J’aime pouvoir me dire que j’ai été jusqu’au bout de mon projet, que je suis allée jusqu’à sortir ce livre et que les prochains sont en route. Si un jour, je venais à avoir assez de temps pour totalement m’investir dans l’écriture, que soit par les réseaux sociaux, la publicité ou encore les salons, oui je le ferais. D’ici là, je me contente de ce que j’ai.

Pourquoi avoir choisi l’auto-édition ?

Je dirais que je ne me sentais pas légitime de prime à bord. Male Mundi est mon premier livre, et je me disais que jamais aucune maison d’édition ne voudrait d’une trilogie d’une auteure inconnue. Puis, j’ai vu le côté pratique de l’auto-édition. Nous sommes maître de notre récit, nous la gérons comme bon nous semble. Personne n’est derrière soi pour nous dire quoi changer.Peut-être qu’un jour j’envisagerai de démarcher les Maisons d’Edition, mais pour l’instant, ce que j’ai me suffit.Cependant, il n’est pas toujours facile de se faire remarquer quand on est auto-édité, le manque de ressources y jouant beaucoup.

As-tu une quelconque expérience avec des maisons d’édition (anecdotes, échanges, etc.) que tu aimerais partager ? 

Oui, une. En Février 2019, j’ai quand même tenté le coup avec des maisons d’éditions. Trouvées sur internet, elles me semblaient de bonne facture. Alors j’ai tenté à cinq d’entre elles. Sans viser les grandes maisons célèbres, je me suis dit : pourquoi pas ? Toutes m’ont répondu favorablement, toutes ont « aimé » mon travail. Seulement, toutes m’ont demandé d’avancer des frais inenvisageables (plusieurs milliers d’euros) pour me faire publier. C’est à ce moment-là que j’ai compris que j’avais à faire aux maisons d’éditions à compte d’auteur. Je me suis renseignée sur les forums, dans mon entourage, et tous étaient unanimes : à fuir. Chose que j’ai faite.

Quels sont tes auteurs favoris ? Ou les récits qui t’ont le plus marqué, car j’imagine que tu es également une lectrice ? 

J’aime beaucoup l’univers de J.K Rowling, sa façon de nous faire plonger dans l’univers des sorciers. Mais il y a également Cassandra Clare, dont l’univers m’influence encore bien des années après la sortie de The Mortal Instruments. En revanche, s’il y a un récit (ou plutôt une interview) qui m’a vraiment marqué, ce serait « Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu » de Sam Braun. Cette lecture m’a bouleversé et ce, plus de dix ans après que je l’ai lu. Cependant, je ne lis surement pas autant que je le voudrais, par manque de temps (mon travail me prenant beaucoup de temps et d’énergie).

Quelle est ta partie préférée dans l’écriture ? La création de l’univers, la trame, le brouillon, la correction, etc. ?  

Je dirais : tout sauf la correction ? En réalité, j’adore créer l’univers, imaginer les personnages, les intrigues et les liens entre eux. Et l’écriture en elle-même, voir les pages s’entasser au fur et à mesure que les doigts pianotent seuls sur le clavier.

Quel genre écris-tu en dehors du fantastique ? 

À vrai dire, je ne me suis jamais lancée dans l’exercice. Actuellement, je préfère l’imaginaire, le fantastique et n’envisage pas d’écrire dans un autre domaine. Sûrement parce que je ne lis peu voire pas du tout d’autres styles que le fantastique.

Quels défis aimerais-tu te lancer en termes d’écriture ? 

Je suis actuellement en pleine réécriture/peaufinage du Tome 2. J’aimerai l’avoir terminé et publié pour Juin. Ensuite, j’entamerai l’écriture du Tome 3. Mon plus grand défi en termes d’écriture, sera d’être plus régulière en matière de séance d’écriture. Parfois je n’écris pas pendant des semaines et d’autres, j’enchaine les chapitres en quelques jours.

As-tu d’autres passions dans la vie, en dehors de l’écriture ?

J’aime beaucoup le dessin. D’ailleurs, je m’y suis mise en dessinant les personnages de Male Mundi. Sinon, je n’ai guère de réelle passion si ce n’est de créer, dessiner et inventer toutes sortes de chose, qu’il s’agisse de personnages, de designs de forums ou encore de décors.

Des conseils pour les auteur(e)s en herbe ? 

Je ne m’estime pas comme étant quelqu’un de chevronné, alors je ne pourrais pas prétendre que mes conseils valent de l’or. Mais si je pouvais en donner un, ce serait de croire en ce que vous faites. D’écrire pour vous, et pas pour les autres. Il faut avant tout, que votre livre vous plaise à vous-même, sans quoi, il ne pourra pas plaire aux autres. Et surtout, faites-vous confiance.

Je suis fan des citations et de ce qu’elles m’apportent. Aurais-tu une citation inspirante à nous partager ? 

Pour rejoindre ce que je viens d’écrire plus haut, je dirais : « À l’école, quand on m’a demandé d’écrire ce que je voulais être plus tard, j’ai répondu « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. » de John Lennon.

Un petit mot pour la fin ? 

Aimez ce que vous faites. Prenez du plaisir dans tout ce que vous entreprenez dans la vie. Car c’est seulement ainsi, que vous pourrez réellement être heureux.

Encore une fois merci à Anélie Hart d’avoir bien voulu se prêter au jeu de l’interview. N’hésitez pas à aller la découvrir sur les réseaux sociaux. Le tome 1 de Male Mundi est une lecture que je vous recommande ! 

Ou découvrir l’auteure : Twitter
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Male Mundi – Tome 1

Critique Wattpad — Revanis T.1 — Un Nouveau Monde

Nom : Revanis T.1 — Un Nouveau Monde 
Auteure : @DylanORaguin
Statut : Terminé — 37 chapitres (dont épilogue)

Résumé : Archonte est un jeune homme tout à fait ordinaire : il est étudiant en Histoire à Montpellier, il joue à des jeux vidéo, il participe à des jeux de rôle « Grandeur Nature ». Bref, il a une vie tout à fait banale, même si ses amis et ses camarades l’appellent tous par le nom qu’il donne à ses personnages, mais cela ne l’a jamais dérangé.
Or, toute sa vie change lorsqu’une série de catastrophes ravagent le monde. Comme si cela ne suffit pas, un mystérieux orage fait disparaître la technologie moderne et fait évoluer la nature, renvoyant l’humanité à un âge sombre.
Voyant ce changement comme une opportunité, Archonte décide de voyager jusqu’à Paris avec son meilleur ami, Lux, et Malika, une jeune femme qu’ils ont sauvée.
Cependant, le voyage s’annonce difficile, car le monde a beaucoup changé en une seule nuit et de sombres créatures peuplent désormais ce Nouveau Monde.

***

Revanis est un roman de science-fiction post-apocalyptique qui joue avec les frontières du fantastique. Une histoire qui vous fera voyager à travers la France au cœur d’un Nouveau Monde dangereux et inquiétant.

Il faut savoir que j’avais déjà lu Revanis auparavant, sous l’ancien nom : Le conquérant. Revanis est une version améliorée et revue par l’auteur. 

L’univers :

Tout se passe en France. Un premier détail que je souhaite souligner et qui a de l’importance à mes yeux. Nous voyons aujourd’hui beaucoup de textes qui se passent aux États-Unis ou en Angleterre (dans la majorité des cas que j’ai pu lire) et rarement en France. 

Lors de ma première lecture, je n’avais pas trouvé l’univers et les mutations présentes très cohérentes. Pour moi, tout était trop fantaisiste avec des armes qui devenaient « magiques », des ours avec des armures de métal, etc. Pour moi, ces transformations ne coïncidaient pas avec l’évolution naturelle décrite : la nature qui reprend le dessus, les animaux qui mutent. Le métal et les armes enchantées étaient de trop. 

Dans Revanis, le bestiaire a été quelque peu revu. Certes, les éléments cités au-dessus sont toujours présents, mais cela m’a moins dérangé. J’ai même apprécié l’histoire de la création de certaines épées et ai relu avec plaisir la rencontre de certaines créatures effrayantes. Mais je n’en dirais pas plus et vous laisse découvrir tout ça !

Un autre détail : les références à la culture actuelle (Tolkien, épée elfique, etc.). Pour ma part, ce n’est pas ce que je préfère, même si je sais que beaucoup de lecteurs aiment retrouver des éléments connus dans leur lecture. 

De manière générale, l’univers de Revanis est riche et développé quoique j’en dise. Il y a un vrai travail de fond de la part de l’auteur afin de créer ce Nouveau Monde dans lequel notre personnage principal, Archonte, évolue. 

Point fort : Un univers riche et développé. 

Points faibles : Les références à la pop culture (point de vue personnel). 

L’intrigue :

Je trouve que l’entrée en matière est beaucoup trop rapide. Le personnage nous est à peine introduit que les événements s’enchaînent. 

Prenez en compte dans l’avis que je vais vous donner, que je ne suis pas une grande fan de ce type d’histoire à la base. 

Dans Revanis, on a des personnes qui vivent péripétie sur péripétie, aventure sur aventure, vers un objectif flou qu’est Paris (on apprend plus tard ce qu’il en est réellement, mais je trouve que l’information arrive trop tard justement), ce qui rend le schéma très répétitif. En effet, les personnages voyagent et se battent, sans que nous sachions réellement pourquoi. 

Archonte à dit qu’il voulait aller à Paris pour des raisons obscures qu’il dévoile bien plus tard, mais qu’en est-il des autres personnages ? Parfois, on ne sait plus ce qui pousse Lux et Malika à suivre Archonte et à continuer vers Paris. Du moins, c’est la sensation que j’ai eue. 

[SPOIL] 

Un point me chagrine dans le chapitre 3. Pourquoi aller à Béziers alors qu’il y a une immense prison ? Lux et Archonte parlent de prudence, mais en se rendant dans cette ville c’est l’inverse qu’ils font. N’y a-t-il pas d’autres villes plus sûres où se rendre pour récupérer des vivres ? Peut-être ai-je mal compris leurs objectifs ? 

Points forts : De l’aventure et de nombreuses périphéries.

Points faibles : Des motivations floues qui rendent les points forts de l’histoire rébarbative. 

Les personnages: 

Lors de la lecture du Conquérant, je trouvais que les personnages manquaient de nuances et de profondeur. Parfois, j’avais l’impression qu’il y avait les gentilles vraiment sympas d’un côté et les méchants vraiment méchants de l’autre. 

L’écriture me donnait l’impression qu’Archonte n’avait pas plus à offrir que ce qui nous était montré. Cette nuance je la trouvais uniquement chez Lucifer, mais c’est tout. Quant à Malika elle n’était pas assez exploitée et son développement laissait à désirer (sexisme et misogynie entre autres).

Il y avait également la réaction des personnes qui n’étaient pas vraiment « normale » à mon sens et peu cohérente. À aucun moment, Archonte (en tout cas, pas avant la moitié du livre) ne parle de ce qu’il a perdu, de sa vie, de son appartement, de ces autres amis et de sa famille. 

Dans Revanis, beaucoup de travail a été fait de ce côté-là, ce qui a grandement aidé à l’amélioration de l’histoire en elle-même. Car si les personnages sont creux, quel que soit l’univers dans lequel on les met, l’histoire sera creusée. 

Depuis la réécriture, les personnages sont plus complexes et plus profonds. Malgré la violence qui s’empare peu à peu d’eux et dans laquelle ils sont noyés, on parvient à capter leurs émotions et leur combat intérieur. Cette fois-ci, leurs réactions sont plus normales et justifiées. 

Malgré tout, je dois pointer deux choses qui m’ont gêné :

☆ Malika reste à mon sens un personnage mal exploité, surtout au début où elle semble n’être que l’intérêt amoureux de Lux. (Je souligne tout de même le fait qu’au fil du texte, le personnage de Malika subit une véritable évolution. Je parle ici, des débuts) ;

☆ Les héros semblent imbattables et les épreuves qu’on leur fait passer augmentent cette impression. Pour moi, un bon personnage est un personnage plein de nuances et au début de l’histoire, je n’en trouve pas. Surtout quand on compare Archonte et Lux aux autres qu’ils rencontrent. Ils paraissent hors du commun ce qui je trouve, enlève un aspect important de ce type de roman : la peur du danger et de la mort. Au début du roman (car tout cela change par la suite et surtout vers la fin du récit), je ne ressens aucune peur pour les personnages, car ces derniers semblent invulnérables.

[SPOIL] 

Un détail que j’aimerais soulever dans le Chapitre 5. Archonte dit que pour surmonter cette nouvelle réalité et le fait d’avoir tué, il devait devenir son personnage : Archonte. Je trouve que le fait qu’on l’ait appelé par son surnom jusqu’ici diminue l’importance de cet instant. Pourquoi ne pas l’appeler par son prénom (en dehors des dialogues ou Lux le surnomment) et commencer à l’appeler uniquement par ce surnom lorsqu’il prend la décision de devenir « quelqu’un d’autre » ? Je trouve que de cette manière, l’instant serait plus mémorable et y ajouterait beaucoup de sens et de symbolique. 

Point fort : Meilleur développement des personnages surtout vis-à-vis de leurs émotions. 

Points faibles : Mauvaise exploitation de Malika et impression d’invulnérabilité des personnages (principalement au début du roman). 

L’écriture : 

Le texte était auparavant à la première personne et je trouve que l’avoir mis à la troisième nous donne une dimension différente du texte. Plus de détails nous sont donnés, qu’il s’agisse des personnages ou de l’univers, et cela est très appréciable. 

L’écriture est claire et le texte détaillé. J’ai toutefois repéré quelques erreurs d’inattention (des mots manquants, etc.), et beaucoup de répétition. Rien qu’une bonne relecture ne puisse corriger.

Point fort : Écriture claire et détaillée. 

Point faible : Répétitions. 

Remarques générales

Lors de ma première lecture, j’avais davantage eu l’impression d’avoir à faire à une une épopée bourrine et joyeuse plutôt qu’à une aventure post apo. Je n’avais pas eu la sensation d’une gravité propre à la situation. L’auteur a su améliorer son texte et le rendre plus crédible. 

Revanis est une bonne histoire post-apocalyptique, jouant avec le mélange des genres et alliant référence geek. Malgré mes difficultés du début, je suis progressivement entrée dans l’histoire et la fin était plaisante. 

Conseils/axes d’amélioration :

► Répétitions et erreurs d’inattention ; 

► Un début plus dynamique ;

► Jouer davantage sur la vulnérabilité des personnages (Archonte et Lux).

N’hésitez pas à vous rendre sur le profil de l’auteur pour découvrir son récit !   

Cette critique est aussi disponible sur Wattpad :  https://www.wattpad.com/story/167065853-revanis-t-1-un-nouveau-monde

Critique Wattpad – La statue aux fissures

Il est important de préciser que cette critique ne concerne que mon avis personnel et le ressenti que j’ai eu en lisant cette histoire (et Dieu sait que je suis une lectrice difficile). Toutes les informations seront à prendre ou à laisser. Au bon vouloir de l’auteur(e). Je ne suis pas une auteure parfaite et il est plus facile de critiquer les œuvres des autres que d’appliquer ses propres conseils, mais je fais cela dans le but d’aider ce qui le souhaite.  

Nom : La statue aux fissures
Auteure : @ElishaBlue02
Statut : Terminé – 1 chapitre (Il s’agit d’un conte) 

Résumé : Comment le dire aux enfants?
Que parfois des gens entrent dans des vies, pour tout ravager, seulement pour tout ravager?
Comment le dire aux enfants?
Que peut être cette vie ça sera la leur?
Comment le dire aux enfants?
Avec un conte.
Et une petite statue

C’est la première fois que je fais la critique d’un conte, je vais donc changer de mon format habituel pour donner au mieux mon avis et peut-être quelques conseils.

La statue aux fissures est un conte pour enfants abordant le thème des relations abusives, le tout dans un monde de fantasy. L’histoire retrace la vie d’une petite statue de cristal qui s’enfoncera peu à peu dans une relation toxique avant d’en sortir et de trouver le bonheur. 

L’histoire :

Le conte est séparé en 3 parties distinctes ce qui nous permet de suivre l’évolution du personnage principal : il y a la situation initiale, l’élément perturbateur, puis la résolution du problème. Un schéma clair et simple totalement adapté au public visé. 

Bien que le message diffusé soit fait à travers des personnages fictifs dans un monde imaginaire, le tout reste compréhensif et nous ne sommes à aucun moment perdus par le récit. 

Concernant l’écriture en elle-même. J’ai repéré quelques fautes de conjugaison et je dois avouer qu’à de rares moments, la longueur de certaines phrases à compliqué ma lecture. À part cela, le texte est fluide dans l’ensemble et le vocabulaire adapté à chaque phase importante du récit.

Remarques générales :

J’apprécie les contes et les histoires pour enfant délivrant un message. Une histoire n’existe pas que pour divertir, mais aussi pour informer, préparer et éduquer. Bien que le sujet soit lourd, comme l’explique l’auteur.e, « Un enfant averti est un enfant mieux protégé ». Il est donc important d’éduquer les plus jeunes à reconnaître et à agir face aux relations toxiques. Une belle initiative et un beau conte à partager.

Conseils/axes d’amélioration :

► Les fautes, une bonne relecture fera l’affaire ;

► La longueur de certaines phrases à réduire pour améliorer le rythme.

N’hésitez pas à vous rendre sur le profil de l’auteur.e pour découvrir son récit !   

Cette critique est aussi disponible sur Wattpad : https://www.wattpad.com/785998409-chroniques-critiques-conseils-ferme-critique-5-la

Critique Wattpad – Instincts Tome 1. L’école qui n’existe pas

Il est important de préciser que cette critique ne concerne que mon avis personnel et le ressenti que j’ai eu en lisant cette histoire (et Dieu sait que je suis une lectrice difficile). Toutes les informations seront à prendre ou à laisser. Au bon vouloir de l’auteur(e). Je ne suis pas une auteure parfaite et il est plus facile de critiquer les œuvres des autres que d’appliquer ses propres conseils, mais je fais cela dans le but d’aider ce qui le souhaite.  Attention ! Cette critique contient des spoils.

Nom : Instincts Tome 1. L’école qui n’existe pas
Auteure : @Li_mona_de
Statut : Terminé – 60 chapitres 

Résumé : Lorsque  la vie lève enfin son voile de misères, le jeune Delkateï Lytaël entrevoit une once d’espoir dans un parcours semé d’embûches et de désillusions.  

Le sort offre une chance inédite à cet adolescent italien : une place de choix dans un établissement dont nul ne connaît l’existence. Diolyde lui ouvre ses portes et devient  le théâtre d’événements sans noms. Ce lieu situé aux frontières du réel défie l’imagination, mais que cache cette vitrine clinquante ?  

Deux forces s’imposent et se distinguent. Le Bien et le Mal se voient représentés par une poignée de divinités. Leur symbole s’inscrit jusqu’au cœur de l’établissement dont ils sont les maîtres incontestés. 

Delkateï se voit projeté dans une terrible machination où l’on combat sans même en connaître la raison, au gré d’une ignorance détestable et au péril de sa vie. Ici, l’impuissance est reine et place l’Homme comme simple spectateur de sa propre destinée. Pantin d’un combat qui n’est pas le sien.

Instincts est une histoire fantastique qui prend place dans un monde semblable au nôtre, où les dieux sont bien réels. Delkatei, un jeune italien désenchanté saisira sa chance lorsque la possibilité d’un avenir meilleur s’offre à lui. Il quittera tout ce qu’il connaît, mère et pays, sans avoir conscience de ce que lui réserve le destin. 

Lorsque je lis sur Wattpad, je ne reste pas longtemps sans rien dire. Rares sont les histoires que je trouve (presque) sans défauts. Beaucoup, tout comme moi, utilise Wattpad pour publier leur premier jet, des textes imparfaits. 

Toutefois, il m’arrive de tomber sur des textes propres et déjà corrigés ou je n’ai presque que des bons points à relever. 

L’univers :

Les descriptions sont agréables à lire et claires, détaillées sans trop en faire. On parvient facilement à se projeter dans chaque scène et à comprendre l’univers.  

L’univers est intéressant et l’on prend plaisir à découvrir le panthéon ancestral, les dieux et les écoles qui représentent le Bien et le Mal. Et la fin de ce tome nous laisse espérer davantage d’informations croustillantes. 

Points forts : Original et intéressant.

Points faibles : Je n’en vois pas. 

L’intrigue :

L’histoire est bien amenée et bien écrite ; entraînante et captivante, qu’il s’agisse des personnages, de la mythologie propre à ce monde, etc. Les premiers chapitres sont simples, mais dégagent beaucoup de force et d’émotions. On ne s’ennuie pas et l’on attend la suite avec attention. 

Je pourrais critiquer la longueur de certaines scènes, mais l’écriture étant fluide et agréable et l’histoire prenante, on oublie très vite le nombre de mots. Les lignes défilent sans qu’on se lasse. Par moment, on est perdu par cette ombre étrange qui terrorise Dyolide. L’auteur nous perd volontairement et nous entraîne dans une inquiétude proche de celle des personnages.

Quelquefois, j’ai eu l’impression que les choses se répétaient, peut-être parce que j’ai trouvé l’issu de certains mystères prévisibles. Le tout est relevé par du mystère et des révélations surprenantes. 

L’instant final est bien amené et on l’attend avec impatience. Il y a une montée en puissance au fil du texte, la pression grandit en même temps que celle des personnages. La fin est bien choisie. Les questions soulevées trouvent réponse et la conclusion nous laisse espérer une suite prometteuse. 

[SPOIL]

Certain événement sont prévisible : par exemple, dans le chapitre 50 lorsque l’on apprend que Jo est le méchant, on le savait déjà. Personnellement, c’était mon cas.

Je prends aussi l’exemple de la mort de Céleste. Les personnages discutent entre eux et le nom de la sixième zone ressort comme une éventualité, bien que certains le vois comme une évidence. À ce moment-là, on sait qu’il s’agit de la Sixième Zone. Donc quand l’annonce est faite, et l’hypothèse confirmée, j’ai eu l’impression qu’on me répétait ce que je savais déjà. 

Ces passages ont donc été un peu ennuyant pour moi, mais heureusement, ce sont les seuls qui m’ont fait ressentir cette impression de répétition et de prévisibilité. 

Points forts : Récit bien amené, une intrigue bien ficelée qui se révèle progressivement. Une fin réussie qui répond aux questions soulevées, tout en ajoutant suffisamment de mystère pour le tome 2 à venir.

Points faibles : Certaines choses restent parfois prévisibles, mais cela ne caractérise pas le récit entier et n’ai pas réellement dérangeant à mon sens. 

Les personnages : 

L’introduction des personnages est réussie et chaque faits ou détails les concernant est amené de manière intelligente à travers des scènes bien écrites. C’est ce que j’ai le plus apprécié. Chaque description n’était pas juste une liste d’adjectifs, mais un moyen de découvrir le caractère d’une personne, un peu de son passé et de sa vie. L’auteure parvient également à décrire parfaitement les émotions. 

Sur les personnages en eux-mêmes, je n’ai rien à dire à part que j’ai tout de suite accroché avec celui de Delkateï et que j’ai aimé voir les autres évoluer. La découverte de la relation entre Ludo et Matthew m’a ravi et a levé beaucoup de mes interrogations. Bref, une réussite. 

Points forts : Bonnes descriptions des personnages et de leurs émotions.

Points faibles : Pas assez de backstory concernant les personnages secondaires que l’on découvre davantage à la fin du récit. 

L’écriture : 

Je me suis laissé rapidement emporté dans l’histoire grâce à l’écriture fluide et rythmé de l’auteure. Bien qu’à de (très très) rares moments, j’ai été embêté par l’utilisation de certain(e)s mots/phrases, le style est agréable et le vocabulaire est présent. Bravo ! Je n’ai pas repéré de fautes majeures ou de tournures de phrase difficiles qui empêchaient la lecture ou la bonne compréhension du texte. Quelques erreurs d’inattention, qu’une bonne relecture suffira à faire disparaître. 

Points forts : Agréable, fluide et rythmée. Du vocabulaire et de belles tournures de phrase.  

Points faibles : Quelques étourderies (si je souhaite chipoter). 

Remarques générales

En réalité les axes d’amélioration ci-dessous sont les seules que j’ai pu trouver en me triturant le cerveau. Il s’agit de détails faciles à combler et à corriger, mais que je trouvais intéressant de pointer. 

De manière globale, Instincts est une très bonne histoire, un bon tome 1 qui nous promet une suite pleine d’intrigues et de bouleversements pour les personnages. J’ai passé un très bon moment et n’ai cessé d’être agréablement surprise par l’écriture de l’auteure. Elle parvient avec brio à nous faire ressentir les émotions des personnages et à nous entraîner avec eux, dans l’angoisse qui s’invite peu à peu au coeur de Diolyde. 

Conseils / axes d’amélioration:

► Quelques erreurs d’inattention (mais cela se corrige facilement à la relecture) ;

► Développement des personnages secondaires à travers les backstory.

N’hésitez pas à vous rendre sur le profil de l’auteure pour découvrir son récit !   

Cette critique est aussi disponible sur Wattpad :  https://www.wattpad.com/785741645-chroniques-critiques-conseils-ferme-critique-4

Je me présente… YouTube

Cela faisait longtemps que je souhaitais franchir le pas.

J’ai déjà eu des chaînes YouTube dans le passé, mais aucune d’entre elles n’a jamais duré. Les raisons sont simples : je tentais toujours d’être quelqu’un d’autre, je me dévalorisais et me mettais sur les épaules une pression monstrueuse. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Je suis plus confiante et j’arrive sur cette plateforme avec plus de recul et des intentions simples. Je veux partager mes passions et échanger ; et parfois, le format du blog n’est pas idéal à mon sens.

Je vous laisse découvrir ma première vidéo en espérant vous retrouver sur YouTube, comme sur mon blog ou ailleurs.

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    11 mars 2020
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    J’ai découvert le travail de Coralie par hasard. Une personne avait retwitté un de ces fanart et je suis tout simplement tombée amoureuse de son style. J’ai été encore plus ravi lorsque j’ai appris qu’elle écrivait également.  Étant moi-même une artiste/auteure, j’ai voulu l’interviewer pour en apprendre davantage sur elle et vous la faire découvrir. … Lire la suite

  • Interview – Anélie Hart et Male Mundi

    19 février 2020
    par

    Aujourd’hui, je vous fais découvrir Anélie Hart, une auteure auto-publiée qui travaille actuellement sur sa série littéraire, Male Mundi. Comme vous l’aurez peut-être remarqué, je n’interview que des personnes dont j’apprécie le travail et que j’adore, c’est pourquoi je me suis naturellement tournée vers elle pour cet interview. Sans plus attendre, je vous laisse la… Lire la suite


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Critique Wattpad – Bannie

Il est important de préciser que cette critique ne concerne que mon avis personnel et le ressenti que j’ai eu en lisant cette histoire (et Dieu sait que je suis une lectrice difficile). Toutes les informations seront à prendre ou à laisser. Au bon vouloir de l’auteur(e). Je ne suis pas une auteure parfaite et il est plus facile de critiquer les œuvres des autres que d’appliquer ses propres conseils, mais je fais cela dans le but d’aider ce qui le souhaite. Attention ! Cette critique contient des spoils.

Nom : Bannie
Auteure : @Danna-Anay
Statut : Terminé – 22 chapitres

Résumé : Calissa habite dans l’une des dernières villes concentrant le peu d’ êtres humains ayant survécu à la Dernière Guerre.
Ce conflit international, armé de bombes nucléaires, a détruit la majeure partie du monde. Dans cette société ultra réglementée et stricte, Calissa a dû survivre malgré sa condition de niveau 1, le pire de tous. Condamnée à lutter jour après jour pour sa survie et celle de ses proches, Calissa commettra l’ impardonnable et sera bannie au delà des frontières de sa ville, la Ville 15. Laissez-vous emporter par Calissa et son récit de sa vie d’avant.
Persuadée que sa vie se terminera dès sa sortie, Calissa décide de lâcher prise et d’affronter son destin.
Mais une fois encore, les choses ne sont pas telles qu’elles semblent l’être et Calissa risque d’être surprise par ce qui l’attend.
Entrez, lecteur, et découvrez vous aussi ce qui se trouve  »au-delà de la frontière ».

***

Bannie est une histoire dystopique qui se déroule dans un univers post-apocalyptique provoqué par la Dernière guerre. 

Le prologue est intrigant et nous invite à nous poser énormément de questions sur l’univers qui entoure le personnage principal. Pourquoi Calissa a-t-elle été bannie ? Les prochains chapitres sont là pour tout nous expliquer. 

Alors j’ai beaucoup à dire au niveau de l’intrigue qui est l’élément qui m’a me plus dérangé. Hormis ça, j’ai apprécié l’histoire dont l’univers est riche et dont le message finale est fort.

L’univers :

On en apprend énormément sur l’univers dès le début de l’histoire. L’auteure nous explique comment le monde a été transformé et comment les sociétés humaines se sont reconstruites ; les nombreuses dérives du pouvoir, l’écart des classes. Dans Bannie, il existe des villes protégées de l’extérieur par des remparts. Là-bas, les gens sont séparés en niveaux correspondant à une palette de métier bien défini, et à beaucoup (ou très peu, voir aucun) de privilège. 

Au départ, j’étais tenté de dire que cet univers manquait de nuance : les bons sont bons et les méchants sont méchants. Or, certains personnages finissent par répondre à cette problématique au fils du texte. Nous découvrons un monde plus complexe. 

[SPOIL] 

Dans le chapitre 6, l’auteure nous explique que les médecins s’exercent sur les niveaux 1 pour apprendre leur métier, puis disparaissent. Mais comment peuvent-ils être sûrs d’avoir bien fait leur travail s’il n’y a pas un minimum de suivi ? Cela aurait été plus cohérent que des niveaux 1 soient kidnappés pour faire l’objet de test. Par exemple, durant l’esclavage, des personnes noires (hommes, femmes ou enfants) étaient emmenées pour servir de cobaye dans le domaine médical. 

Point fort : un univers riche et intéressant à découvrir. 

Points faibles : la longueur et l’emplacement du long « flashback » dans le récit. 

L’intrigue :

Lorsque ma lecture s’est terminée, j’étais confuse et assez déçue. Je m’explique. 

Le roman est centré sur l’histoire de Calissa, son expérience, et aussi sa relation avec Yonis. Au milieu du texte, nous en apprenons sur les exilés, les rebelles et les différents camps qui existent en dehors des villes. Malheureusement, cette partie de l’histoire reste secondaire et n’est pas autant développée que la relation de Calissa et Yonis. Aussi, lorsque la fin est arrivée, j’ai reçu un plat alors que j’en avais commandé autre chose sur le menu. 

Et la fin… Celle-ci m’a dérangé, car rien dans l’histoire ne m’avait préparé à quelque chose de semblable. Alors oui, l’histoire parle de libération, de changement et de bouleversement du système, mais cette partie du récit est restée trop mineure dans l’histoire pour justifier une telle fin.

On sent que l’auteur a voulu écrire une histoire de révolution, d’émancipation, de liberté et d’amour. Malheureusement, elle n’a pas su donner de l’importance à chacune de ces parties au moment donné. Le début est extrêmement développé alors que la vie de Calissa après son bannissement et au sein du camp ressemble à un résumé en comparaison.

J’ai trouvé les premiers chapitres longs. Peut-être parce que j’étais impatiente de savoir ce qui avait poussé Calissa à cette fameuse scène de l’épilogue. Mais je ne vais rien dire par rapport à cela, car bien que long, ces premiers chapitres instaurent de bonnes bases et nous permettes de connaître les personnages, leur personnalité, et l’univers. 

Toutefois, lorsque le point de vue de Yonis arrive, bien plus tard dans l’histoire, j’ai eu l’impression de revivre le début du récit. Et ça m’a perdu. 

Idée : pourquoi ne pas compter l’histoire du point de vue des deux personnages dès le début, car apparemment, Calissa et Yonis sont tous les deux très importants sur ce qui adviendra par la suite ? Cela éviterait que le point de vue de Yonis tombe étrangement au milieu du décor et éviterait au lecteur de vivre le commencement une seconde fois. 

[SPOIL]

Certaines parties manque de crédibilité. 

Exemple dans le chapitre 10. L’auteur a voulu montrer les épreuves du personnage à sa sortie de la ville, mais les choses sont exagérées et irréelles. Alors oui, montrer la force morale du personnage est important, mais ici, ça va trop loin. 

Quand une personne a le pied qui tombe dans un piège de ce type, sa cheville est brisée, voire broyée. Son bâton l’aide, soit, mais ensuite, elle traverse une rivière et j’imagine qu’il y a un minimum de courant sans compter qu’un animal lui mord la jambe. 

Imaginons que tout cela puisse être possible. Comment a-t-elle pu grimper à un arbre avec sa cheville brisé, ses blessures et la fatigue ? Un arbre ou même des animaux de la forêt et peut-être des animaux mutants ne parviennent pas à grimper ? La volonté ne suffit pas, car si le corps ne peut pas suivre, il ne peut pas suivre. 

Un autre détail, et je parle d’expérience, quand la peau est à vif, le froid accentue la douleur. 

Il y a diverses scènes de ce type dans le texte après que Calissa ait quitté la ville 15, mais je ne vais pas toutes les énumérer ici. Même dans un roman de science-fiction, la cohérence est importante. 

Dans le chapitre 16, je ne comprends pas le comportement de Ramak. Pourquoi accepte-t-il de délivrer le message de Calissa ? Les autres personnes du camp ont dû faire des requêtes similaires auparavant ? Alors, pourquoi l’accorder à Calissa qu’il connaît depuis peu au risque de mettre en péril la sécurité du camp ? Pour moi, ce qu’il lui dit n’est pas une raison suffisante. 

Astuce : toujours se demander « pourquoi » lorsque l’on écrit. Cela est un bon moyen d’éviter les incohérences dans un roman. 

Le chapitre 22…

Dès la première phrase, ma réaction fut « What ? ». Cette fin est beaucoup trop précipitée.

Nous avons un chapitre sur Gabriel, le fils de Calissa et Yonis, 25 ans plus tard. Les deux principaux protagonistes que nous suivions jusque là sont morts et la libération de la première ville commence.

Premier élément qui m’a déboussolé c’est la mort de Calissa et Yonis. Seulement 25 ans après ! Alors oui, l’espérance de vie n’est pas grande, mais ils étaient encore jeunes. Alors comment sont-ils morts ? Mais surtout, pourquoi décidé à la dernière minute de relayer les personnages principaux à l’état de souvenir et nous laisser avec le chapitre d’un Gabriel que nous n’avons même pas appris à connaître ?

Je trouve cela dommage, car la symbolique derrière ce dernier chapitre est forte et je la comprends totalement. Mais ça ne colle pas avec ce qu’il y a eu jusque là. Je pense que ce chapitre m’aurait moins dérangé si Yonis et Calissa étaient encore en vie et qu’ils menaient cette libération, accompagné de leur fils qui serait ensuite montré comme un symbole d’espoir et d’avenir. 

Points forts : le message apporté, la symbolique

Points faibles : manque d’équilibre et de cohérence.

Les personnages: 

Le personnage de Calissa et de son entourage est bien dépeint. L’auteure leur donne de la profondeur et parvient à les décrire efficacement. 

Quel que soit mon avis sur les premiers chapitres, ils permettent d’en apprendre davantage sur Calissa, la vie qu’elle mène, les difficultés qu’elle traverse et les épreuves qu’elle doit surmonter. 

Sa relation avec Yonis est convaincante et amenée avec succès. 

Les émotions des personnages sont également très bien décrites, ce qui rend les scènes plus percutantes. On se met facilement à leur place lorsqu’il ressent de la tristesse, de la colère ou de la joie. 

[SPOIL]

L’unique point que je trouve à critiquer est la relation qu’entretient Calissa avec Kamar que je trouve précipité. Le développement n’est pas suffisamment abouti à mon sens, car nous ne prenons pas le temps de les voir évoluer ensemble ou échanger régulièrement. Cela est dû au fait que la vie de Calissa au sein du camp soit racontée de manière plus expéditive. 

Points forts : description des personnages et des relations qui les lient.

Points faibles : les relations qu’entretient Calissa avec les personnages secondaires (hors Yonis et l’entourage familial proche) sont parfois trop rapides et de ce fait, manque de crédibilité. 

L’écriture : 

Durant ma lecture, j’ai pu constater des fautes d’inattention et des erreurs de temps, ainsi que des répétitions. Rien qui ne puisse être corrigé avec une bonne relecture. Le style de l’auteure est simple et fluide. À aucun moment je n’ai été gêné dans ma lecture, ce qui est un très bon point.

Seul bémol : la voix de Calissa lorsqu’elle était enfant. Je trouve qu’elle ressemble trop à celle de Calissa adulte, ce qui n’est pas cohérent.

[SPOIL]

Dans les premiers chapitres, nous découvrons la vie de Calissa lorsqu’elle était petite (7 ans) et je dois avouer avoir été perturbée par son langage. On pourrait la croire plus âgée ou enfant de bonne famille ayant reçu une éducation poussée. Or, on apprend que Calissa n’est jamais allée à l’école, comme ses parents sans doute, et qu’elle ne s’est pas lire. Le seul enseignement qu’elle a reçu n’a duré que quelques mois et avait pour unique but de lui apprendre le fonctionnement de la ville 15 et son histoire. 

Il est possible d’acquérir des connaissances sans aller à l’école, mais il n’est pas cohérent qu’elle ait un langage aussi soigné alors qu’elle vit dans un environnement non instruit et analphabète. N’oublions pas que les niveaux 1 n’ont accès à rien et sont littéralement les rebuts de la société.

Points forts : écriture claire et fluide.

Points faibles : des erreurs d’inattentions.

Remarques générales

Bannie est une bonne histoire avec un univers riche et intéressant à découvrir. Les thèmes abordés sont pleins de sens et ont de l’importances, bien qu’ils soient exploités maladroitement. Les personnages sont attachants et l’auteure nous donne envie de les suivre dans leurs aventures. 

Une petite déception pour la fin qui, à mon sens, ne correspond pas à ce qui avait été amené et développé. 

Conseils/axes d’amélioration :

  • Équilibrer les points de l’intrigue 
  • Crédibilité et réalisme 
  • Une fin cohérente 
  • La voix de Calissa enfant.

***

N’hésitez pas à vous rendre sur le profil de l’auteure pour découvrir son récit !   

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Micronouvelle #2 – Affabulations

Le ciel était clair et sans nuage. La mer restait plate et le rivage inanimé. Le calme qui m’entourait était reposant, presque méditatif. Je fixai l’horizon, une pointe de tristesse et de nostalgie dans les yeux.
Dans mes mains tremblantes, je tenais le livre de mythes et légendes de ma grand-mère. Chaque page me rappelait une histoire, un moment unique passé avec Nana. Elle m’expliquait sans cesse, avec le plus grand sérieux, qu’il s’agissait de témoignages du passé. 
Puis, le temps avait fait son œuvre. Je m’étais éloignée d’elle et m’étais montrée moqueuse face à ses histoires que j’adorais plus jeune. 
Je réalisais aujourd’hui que j’avais eu tort de croire qu’il s’agissait d’affabulations. Je regrettais tellement…
Lorsque Nana était morte, j’avais directement suspecté un fait étrange, et la lettre que j’avais reçu chez moi, accompagnée de ce livre mystérieux m’avais convaincu.
« Ce qui m’a tué, s’y trouve » disait la lettre parcourue de l’écriture tremblante de ma grand-mère. Après tout, quoi d’autres qu’une créature de légende et de cauchemar aurait pu l’assassiner d’une manière si abjecte ?
Je devais découvrir la vérité, à n’importe quel prix…

Dina et le prince… Trop c’est trop !

L’indécence n’a donc pas
de limites… Voilà ce qui se passe quand certains médias sont complices et
diffusent du contenu divertissant à caractère raciste (sexiste, homophobe,
etc.).

La vidéo polémique dont je vais vous parler, Dina et le Prince est l’épisode d’une série animée sur la chaîne YouTube French Fairy Tails. Une chaîne pour enfant qui propose propose de revisiter les contes que nous connaissons tous et d’en créer.

La vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=vL0O94UWahM

Que raconte l’histoire
de Dina et le Prince ?

Attention, SPOIL, mais
vous ne raterez pas grand-chose…

Dina, la fille du
fabricant d’encens, est une jeune fille qui resplendit par sa beauté. On la
compare à un ange, ses cheveux sont magnifiques et sentent bon et sa voix est
la plus douce du monde. 

Un jour, le prince de
son pays passe près de la boutique d’encens et bien entendu, il est
immédiatement attiré par l’odeur des mille roses que dégage Dina. Et lorsqu’il
la rencontre, il tombe amoureux. 

Après s’être confiés à
ses parents, ces derniers le mettent en garde, lui disant qu’il devait être sûr
de son choix, car la beauté est éphémère. Le prince décide donc, pendant un an,
de vivre comme s’il n’avait jamais croisé Dina. Malgré tout, il ne peut
l’oublier et continue de l’aimer. 

Sûr de ses sentiments
sincères envers la fille du fabricant d’encens, il se résolut à la demander en
mariage. Mais celle-ci à une condition : pouvoir retourner chez son père
chaque soir. Le prince étant d’accord, ils se marient.

Le lendemain de leur
mariage, Dina est étrange, elle ne parle pas au prince. Chaque matin, quand
elle revient au château, elle s’assit à la fenêtre de sa chambre toute la
journée et reste muette. Malgré tout, le prince n’est pas en colère, car il
aime Dina. Il est simplement triste que celle-ci ne lui parle pas et ne semble
pas heureuse. 

Tracassé par toute cette
histoire, il suit les conseils du jardinier qui va lui fournir deux potions :
une pour devenir invisible, et l’autre pour redevenir visible afin d’espionner
Dina le soir.

C’est ainsi qu’il
découvre que Dina est un ange et que le soir, elle se rend auprès du roi des
cieux pour chanter. 

À plusieurs reprises, le
prince lui parle de ses découvertes en prétendant qu’il s’agit de rêves. Après
plusieurs fois, Dina comprend que le prince l’espionne et lui demande de ne
plus le faire s’il l’aime vraiment… Ce qu’il fait à contrecœur.

Le soir même,
lorsqu’elle retrouve le roi des cieux, Dina explique avoir parlé à son mari. Ce
qui est interdit si elle n’est pas parvenue à allumer un flambeau grâce à sa
voix (elle est maudite). Malgré tout, son amour est si grand, qu’elle préfère
renoncer à sa beauté et à sa jeunesse (et prendre le risque que son marie la
quitte) que de le voir souffrir. 

Le lendemain, le prince
retrouve sa femme, mais « Dina se retourna et n’était plus aussi belle qu’avant.
Elle ne rayonnait plus et son visage était marqué. » 

Dina s’excuse auprès du
prince pour être devenue vilaine et lui explique qu’elle ne supportait plus de
le voir souffrir. Le prince est touché qu’elle ait sacrifié sa beauté pour lui.
Et, comme le sacrifice de Dina est la preuve du vrai amour, elle redevient
belle…

Pourquoi cette histoire
et cette vidéo sont-elles problématiques ?

Hormis l’histoire
bancale, le sexisme opulent de ce dessin animé et les incohérences
scénaristiques, cette vidéo dérange surtout par son caractère raciste. En
effet, lorsque Dina se « sacrifie » et devient laide, elle est représentée
noire (avec de l’acné) et les cheveux frisés…

Nous sommes donc en droit de nous demander quelles valeurs éthiques (si l’on peut leur donner ce nom) les créateurs de cette vidéo souhaitez véhiculer ? Que noir est synonyme de laideur ? Que la femme blanche sera toujours plus belle et lumineuse que la femme noire ? Que vont penser les petites filles noires qui regarderont cet épisode ? Comment se sentiront-elles ?

Lorsque j’étais plus
jeune, j’ai été marqué par les moqueries, par certains enfants qui me
comparaient à mes amies blanches pour montrer à quel point j’étais
« différente » et surtout que j’étais moche à cause de ma couleur de peau et de
mes cheveux.

Je ne peux pas
m’empêcher de penser que c’est à cause de l’éducation douteuse de certains
parents et la diffusion de ce genre de contenu qu’on en vient à créer des
personnes détestables, racistes, etc. Car, oui, tout cela à un réel impact.

Pour vous donner un
exemple, une de mes collègues de travail m’avait raconté une anecdote
concernant son frère et ses enfants. L’un d’entre eux lui avait dit d’un air
innocent qu’il y avait beaucoup de « bougnouls » dans son école… Ma collègue de
travail, choquée, a très vite compris que les propos de cet enfant étaient ceux
de son père, qui banalisait totalement ces paroles racistes. Sans compter que
le meilleur ami de son fils est d’origine maghrébine…

Ne devrions-nous pas
inculquer l’égalité ? Expliquer aux enfants qu’une personne noire est aussi
belle qu’une personne blanche, ou asiatique, etc., que chaque beauté est
égale ? Je suis fatiguée de voir encore, après plusieurs années, ce type de
contenu exister…

Trop c’est trop !

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